QUE DIT LA BIBLE DE L'INVOCATION DES SAINTS ET DE MARIE ?

 

 

DOSSIER « LA MORT ET L’AU-DELA »

 

QUE DIT LA BIBLE DE 

L'INVOCATION DES SAINTS ET DE MARIE ?

  

Dans les Eglises Romaine et Orthodoxe, le culte des saints et de Marie occupe une grande place. Qu'en est-il dans la Bible ?  

 

1. Premièrement, les « saints » sont des morts.  

 

Aucun d’eux n’est encore ressuscité, et par conséquent tout effort de correspondre avec eux tombe sous le coup des défenses de Lév. 20.6 et Deut. 18.11. Pour Saül et pour Israël, Samuel était incontestablement un « saint ». Pourtant Dieu fait mourir le roi pour avoir cherché son secours plutôt que celui du Seigneur lui- même.  

 

2. Marie elle-même est encore parmi les morts.  

 

Nous croyons de tout notre cœur que Jésus, conçu du Saint-Esprit, est né miraculeusement de la Vierge Marie. Nous voyons dans l'Evangile que Marie n’a pas été conçue sans péché. Elle appelle elle-même Dieu son Sauveur, Luc 1.47, ce que Jésus n’a jamais fait. Après la naissance du Christ, elle est vraiment devenue la femme de Joseph et en a eu d’autres enfants, Mat. 1.25: 13.55-56. Sa présence est mentionnée pour la dernière fois au sein de l'Eglise primitive dans Actes 1.14, soit avant la Pentecôte. Elle n’a donc pas joué le rôle qu’on lui prête de distributrice de l'Esprit et des grâces divines. L’Ecriture ne dit rien sur la fin de sa vie, et encore moins sur l’« assomption » par laquelle, aussitôt après sa mort, elle aurait été ressuscitée et enlevée au ciel. Au contraire, Paul déclare formellement que pour l'instant Christ seul est ressuscité, comme prémices de ceux qui sont morts; ceux qui lui appartiennent — y compris sa mère — ressusciteront lors de son avènement glorieux, 1 Cor. 15.20,23. Marie est donc encore parmi les morts bienheureux, dont l'esprit est auprès du Seigneur, mais dont le corps est toujours dans la poussière. Il ne nous est pas davantage permis de nous adresser à elle qu’à aucun mort actuellement dans l’autre monde.    

 

3. Les saints, comme n'importe quels morts, ne sont ni omniscients ni omniprésents. Comment pourraient-ils entendre et exaucer en tant de lieux divers les prières qui censément montent vers eux ? Le Seigneur seul le peut, parce qu’il est, lui, à la fois omniscient, omniprésent et omnipotent.    

 

4. Le fait que l’invocation des saints et de la Vierge est constamment liée au culte des statues aggrave encore le problème. Non seulement il est interdit de s'adresser aux morts, maïs il est encore défendu par le décalogue de faire aucune image ou statue qui serve à un culte quelconque. « Tu ne te feras point d'image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles. et tu ne les serviras point; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Puisque vous n’avez vu aucune figure le jour où l'Eternel vous parla du milieu du feu à Horeb, veillez attentivement sur vos âmes, de peur que vous ne vous corrompiez et que vous ne vous fassiez une image taillée, une représentation de quelque idole, la figure d’un homme ou d’une femme... Veillez sur vous, afin de ne point vous faire d'image taillée, de représentation quelconque, que l’Eternel, ton Dieu, t’ait défendue. Car l'Eternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux »,  Deut. 5.8-9; 4.15-16, 23-24.    

Une défense aussi formelle est liée au premier commandement : « Tu n'auras point d’autre Dieu devant ma face ». Le Seigneur réclame jalousement notre adoration tout entière, Il veut que notre culte s'adresse à lui seul. D’autre part, « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité », Jean 4.24. Il ne veut pas que nous matérialisions notre culte, en le fixant sur des statues ou des images. Il nous défend de faire pour cela une représentation quelconque des choses qui sont dans les cieux, d’un homme ou d’une femme, etc. C’est-à-dire que les images et statues du Christ, du Sacré-Cœur, de la Vierge, des saints de la croix, les médailles, sont interdites. Elles deviennent forcément des idoles, auxquelles on attribue un pouvoir magique en elles-mêmes; sinon, comment expliquerait-on que la statue de la Vierge Noire à Chartres fait des miracles, que celle de la Vierge de Boulogne est censée apporter la paix, et que telle image d’un même saint est beaucoup plus puissante qu’une autre ? L'Eglise Romaine essaie de s’excuser en disant qu’elle adore Dieu seul, et qu’elle honore la Vierge et les saints (ceci reste encore entièrement à prouver). Mais le décalogue interdit non seulement d’adorer les statues, mais de se prosterner devant elles et de les servir. Donc il est tout à fait défendu de les élever sur les autels, de leur brûler des cierges, de s’agenouiller devant elles et de leur adresser des prières. Le catéchisme romain passe sous silence ce deuxième commandement, pour passer directement au troisième  (appelé par conséquent « second ») sur la défense de prendre en vain le nom de Dieu. Le dixième commandement sur la convoitise est par contre divisé en deux (Ex. 20.17; Deut. 5.21).    

 

5. Quel est le plus grand danger lié au culte des statues ? A l’époque des apôtres les Grecs sacrifiaient aux idoles, tout en prétendant que les statues représentaient les grands dieux de l'Olympe. Pour les chrétiens, ces dieux n’existaient pas, et les statues n'étaient qu'un peu de marbre ou de métal. Mais écoutez ce qu’en dit Paul : « Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose ou qu'une idole est quelque chose ? Nullement. Je dis que ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? » 1 Cor. 10. 19-22. Le culte défendu des idoles, adressé à des dieux inexistants, est en réalité un culte des démons. Cette pensée est terrible dans ses implications modernes. Le culte des statues des saints est deux fois prohibé : les saints sont des morts et les images taillées sont interdites. Le culte qu’on leur rend ne peut donc plaire à Dieu ni s'adresser à lui, directement ou indirectement. À qui s’adresse-t-il alors ? Nous n'oserions le dire nous-même, mais notre texte le fait pour nous: ces statues ne sont rien en elles-mêmes, mais on en fait des objets de culte, donc des idoles, et leur culte touche ainsi à la fois à l’idolâtrie et au spiritisme. De cela, beaucoup de personnes, naïves et sincères dans la foi qu’on leur a enseignée, ne sont pas conscientes. Il n’en reste pas moins qu’un tel culte est un immense obstacle à la connaissance personnelle du Sauveur.      

 

6. L'invocation d’autres médiateurs provoque la jalousie du Seigneur.      

 

En défendant d’avoir d’autres dieux et de rendre un culte à leurs images, le Seigneur ajoute : « … car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux... », Ex. 20.5. Il est aussi jaloux pour son Fils, le seul Epoux auquel l'Eglise a été fiancée, 2 Cor. 11.2-5; et « c'est avec jalousie que Dieu chérit l'Esprit qu'il a fait habiter en   nous », Jac. 4.5. Il ne donne ni sa gloire ni sa place à un autre.  Nous en avons une illustration dans la manière dont l'Eternel intervient pour défendre l'unique sacerdoce d’Aaron, Nomb. 16. Koré, fils de Lévi, et deux cent cinquante chefs murmurent contre Aaron, se déclarent saints eux aussi, et réclament leur part du sacerdoce suprême, v. 3, 10-11. Moïse répond : « Celui que l'Eternel choisira, c’est celui-là qui sera saint », v. 7. Koré et ses hommes se présentent avec un brasier pour offrir le parfum consacré devant l'Eternel (symbole de l'intercession que Jésus, notre souverain sacrificateur, offre sans cesse en notre faveur, Ex. 30.7-9, 37-38:   Lév. 16.12-13). Ils sont aussitôt châtiés de leur témérité : la terre engloutit les uns, et un feu dévore les autres, Nombr. 16.18, 32-35. Après cela, parmi les princes des douze tribus, Aaron est solennellement désigné comme seul grand prêtre par le miracle de son bâton, qui, symbole éclatant de résurrection, produit en une nuit des fleurs et des amandes Nomb. 17.1-9. C’est ainsi que Dieu tout d’abord désigne solennellement son Fils, en lui remettant la souveraine sacrificature : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection : écoutez-le ! », Mat. 17.5; 3.17. Les Juifs s’indignent contre cette désignation et prétendent se passer de la médiation du Christ : ne sont-ils pas tous saints, fils d'Abraham et disciples de Moïse, et leurs prêtres ne suffisent-ils pas pour les conduire au salut ? Le Seigneur alors intervient et déclare Jésus Fils de Dieu avec puissance, par sa résurrection d’entre les morts, Rom. 1.4. Dès lors, « il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés », Actes 4.12. Jésus donc, « parce   qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible. C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur », Hébr. 7.24-25. « Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ », 1 Tim. 2. 5.      

 

Qu'ils sont donc malheureux et exposés au jugement divin, ceux qui dirigent les âmes pieuses vers d’autres médiateurs que Jésus seul !  

 

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