DOSSIER : La souffrance…
L’OFFRANDE
Lectures bibliques : Lévitique 2 ; 6.7-11.
Dans une précédente étude, nous avons souligné le fait que l’holocauste est le type de Christ s’offrant à Dieu dans sa mort. Il s’offre lui-même sans tache, pur, innocent. L’holocauste est donc un sacrifice sanglant.
L’offrande est le type de Christ s’offrant à Dieu dans sa vie. C’est pourquoi, ce sacrifice est non sanglant. Il accompagnait presque toujours l’holocauste (voyez Nombres 15).
L’offrande permet aux croyants d’apprécier la personne de Jésus dans sa perfection, son caractère et sa valeur morale. « … La parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l'éternité. » (Hébreux 7.28)
Symbole et prophétie
« Lorsque quelqu'un fera à l'Éternel une offrande en don, son offrande sera de fleur de farine » (Lév. 2.1).
La fleur de farine
Elle est la meilleure partie de la farine. Pour l’avoir, le blé doit être passé au crible et moulu. Elle est le symbole de Jésus-Christ dans son incarnation et dans ses souffrances. Parlant de lui-même, Jésus dit : « L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jean 12.24)
La fleur de farine est caractérisée par sa finesse, sa douceur au toucher, son égalité ; elle est sans grumeaux. Quelle image du caractère parfait et harmonieux de Jésus-Christ et ce, d’une manière constante. Le Seigneur a suivi la même route, sans jamais s’écarter, en dépit des épreuves et des tentations. En lui, nul défaut, nulle trace de passion mauvaise, ni de sentiment impur.
L’huile
« … il versera de l'huile dessus » (v.1). L’huile est le symbole du Saint-Esprit. Il accompagnait toujours l’offrande.
Voyez les versets 4, 5, 7 : « … des gâteaux sans levain pétris à l’huile… un gâteau cuit à la poêle, il sera de fleur de farine pétrie à l’huile… un gâteau cuit sur le gril, il sera fait de fleur de farine pétrie à l’huile ».
Que dit l’Ecriture en ce qui concerne la personne du Messie ? Il fut conçu du Saint-Esprit. L’ange dit à Marie : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. » (Luc 1.35) ; l’évangéliste Matthieu écrit : « Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble » (1.18) ; et l’ange dit à Joseph : « Ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit » (Mt 1.20). Plus tard, Jésus fut conduit, rempli du Saint-Esprit (Luc 4.1).
Notez maintenant les versets 2, 4, 6, 15 : « Le sacrificateur prendra une poignée de cette fleur de farine, arrosée d’huile… des galettes sans levain arrosées d’huile… tu verseras de l’huile dessus… tu verseras de l’huile dessus. » L’huile était à l’intérieur et à l’extérieur de la fleur de farine. Elle était pétrie et arrosée.
Quelques textes de l’Ecriture doivent être cités ici :
« L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance » (Esaïe 61.1).
« Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. » (Mt 3.16)
« Jésus, revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d'alentour… L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé… » (Luc 4.14, 18).
« En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint… » (Act. 4.27).
« Vous savez comment Dieu a oint du Saint Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du diable, car Dieu était avec lui. » (Act. 10.38)
« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure. » (Jean 3.34)
« Puis un rameau sortira du tronc d'Isaï, et un rejeton naîtra de ses racines. L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. » (Es. 11.1-2).
Jésus fut « pétri » et « arrosé » de « l’huile » du Saint-Esprit.
L’encens
« … et il y ajoutera de l’encens » (v.1). C’est ainsi que l’offrande était d’une agréable odeur à l’Eternel.
L’objet du ministère de Jésus-Christ a été la gloire de Dieu son Père. Il a dit : « Je ne cherche point ma gloire. » (Jean 8.50) Un parfum de sainteté, d’une agréable odeur à Dieu, s’est constamment dégagé de sa vie, dans tous les détails.
Remarquez ceci : dans le sacrifice de l’offrande, tout l’encens était brûlé : « …avec tout l’encens, et il brûlera cela sur l’autel comme souvenir » (2.2).
L’encens évoque la prière :
« Que ma prière soit devant ta face comme l'encens », disait David (Ps. 141.2). Dans l’Apocalypse, Jean eut cette vision : « Un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône » (8.3).
La prière marque notre dépendance de Dieu. C’est ainsi qu’elle dégage un parfum qui lui est agréable.
Le sel
« Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l'alliance de ton Dieu; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel » (2.13).
Le sel empêche la corruption. Il n’y eut pas de place pour la corruption dans le cœur du Seigneur Jésus.
Dans l’offrande, le sel était le signe de l’alliance de Dieu. Il fallait en conserver le caractère permanent. L’Eternel dit : « Prêtez l'oreille, et venez à moi, écoutez, et votre âme vivra: je traiterai avec vous une alliance éternelle, pour rendre durables mes faveurs envers David » (Es. 55.3) ; et ailleurs, la Parole de Dieu déclare : « Que le Dieu de paix, qui a ramené d'entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d'une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l'accomplissement de sa volonté » (Héb. 13.20).
L’absence de levain
« … Que ce soit des gâteaux sans levain » (2.4).
« Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle, il sera de fleur de farine pétrie à l'huile, sans levain » (2.5)
« Aucune des offrandes que vous présenterez à l'Éternel ne sera faite avec du levain; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain… parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel » (2.11).
Le levain est le symbole du péché. L’apôtre Paul écrit aux Corinthiens : « C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité » (1 Corinthiens 5.6-8) ; et aux Galates : « Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d'obéir à la vérité? Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle. Un peu de levain fait lever toute la pâte. » (Galates 5.9)
Il n’y eut aucune trace de péché dans la vie de Jésus. Aucune malice, aucune méchanceté ne se sont trouvées en lui ; il n’y eut jamais de place pour l’orgueil dans son esprit. Il fut humble de cœur ; aucune influence néfaste n’a pu l’arrêter dans l’accomplissement de la volonté de son Père céleste. Il a achevé l’œuvre que le Père lui a donnée à faire.
L’absence de miel
« Vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel. » (Lév. 2.11)
Le miel évoque la douceur naturelle. Jésus n’était pas « mielleux ». Tout ce qui émane de la vie naturelle, charnelle (même une douceur de caractère semblable au miel) ne peut être agréé de Dieu. Peu de croyants comprennent ou acceptent cette vérité. Et pourtant !
Jésus était animé de la douceur de l’Esprit, mais non de celle que l’on peut trouver même dans un cœur irrégénéré. Il encourageait, mais ne flattait pas. Il pardonnait, mais ne fermait pas les yeux sur le péché. Il aimait, mais il ne cachait pas la vérité.
La variété de l’offrande
Les gâteaux étaient cuits : « Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four… » (Lév. 2.4).
Nous avons ici une image prophétique des souffrances de Jésus.
Comme le verset cité ci-dessus le mentionne, certains gâteaux et certaines galettes étaient cuits au four. Ils étaient l’ombre des souffrances cachées de Jésus. Pensons-nous suffisamment à ces souffrances endurées par le Seigneur ? Avant les souffrances horribles de la croix, Jésus a souffert tout au long de sa vie, sous les assauts de ses adversaires, et de multiples façons.
D’autres gâteaux et galettes étaient cuits à la poêle, ou sur le gril : « Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle… Si ton offrande est un gâteau cuit sur le gril… » (2.5, 7).
Le Saint-Esprit annonçait de cette manière les souffrances visibles et horribles de l’Oint de l’Eternel, lors de son arrestation et de sa crucifixion. D’ailleurs, la précision du verset 6 à propos du gâteau cuit à la poêle est une douloureuse prophétie : « Tu le rompras en morceaux ». Comment ne pas penser au « brisement » de Jésus à la croix ? N’avait-il pas, lors de l’institution de la Cène, rompu le pain disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est rompu pour vous » ? Rappelons-nous les paroles du Messie, au psaume 22 : « Je suis comme de l’eau qui s’écoule, et tous mes os se séparent ; mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles » (v.15).
Plus loin dans ce chapitre 2 du Lévitique, nous lisons : « Si tu fais à l'Éternel une offrande des prémices, tu présenteras des épis nouveaux, rôtis au feu et broyés, comme offrande de tes prémices… Le sacrificateur brûlera comme souvenir une portion des épis broyés… » (v.14, 16).
Les épis rôtis annonçaient les souffrances visibles de Christ ; broyés, ils étaient le symbole de ses souffrances cachées.
Qu’il me soit permis de faire remarquer à mes lecteurs la fréquence du verbe « brûler » tout au long de ce chapitre : versets 2, 9, 11, 16 ; et la mention, non moins fréquente du « feu » : versets 3, 10, 11, 14, 16.
Les souffrances de Jésus dans sa vie préparaient ses souffrances dans sa mort.
Conclusion
L’holocauste est donc la préfiguration de Jésus s’offrant à Dieu dans sa mort. L’offrande est l’image de Jésus s’offrant à Dieu dans sa vie. L’holocauste et l’offrande sont donc inséparables.
Mes amis, cherchons à mieux connaître Jésus. Faisons de cette connaissance l’objectif prioritaire de nos journées. Adorons notre Sauveur.
Je terminerai par une simple remarque. La classe sacerdotale se nourrissait de l’offrande : « Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils… » (vv. 3 et 10).
Jésus a fait de nous un sacerdoce royal. Nourrissons-nous de « l’offrande ». Nourrissons-nous de celui qui a dit : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde… En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.
Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6.51, 53-58). Amen.
Paul BALLIERE
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