Dossier: Les souffrances de Jésus-Christ, 1° partie

 

 

DOSSIER : La souffrance…

 

 

LES SOUFFRANCES DE JESUS

 

(1° partie)

 

  

« Qui a cru à notre nouvelle ? Et le bras de l'Eternel, à qui s’est-il découvert ? Et il est monté devant lui comme le jeune plant, et comme la racine d’une terre d’aridité; pour lui pas de prestance et pas de splendeur, nous le verrions; et pas d’apparence, nous le désirerions. Méprisé et insignifiant pour les hommes, homme de souffrances et connu du tourment, et comme un acte de cacher la face loin de lui, méprisé, nous ne l’avons pas estimé. » (Esaïe 53.1-3, traduction littérale de l’hébreu).

 

Dans les Lamentations de Jérémie 1.12, nous lisons les paroles du Messie : « Je m’adresse à vous, à vous tous qui passez ici ! Regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur, à celle dont j’ai été frappée ! L’Eternel m’a affligée au jour de son ardente colère »   

 

L’étude des souffrances du Seigneur Jésus est un sujet très vaste et très précieux.  

 

 

L’étendue de ce sujet

 

De très nombreuses pages de la Parole de Dieu font allusion aux souffrances de Jésus :  

Sous une forme symbolique (le Lévitique, par exemple)

Par l'Esprit prophétique (dans les Psaumes)

Par un récit historique (la description des souffrances de Jésus dans les Evangiles) 

 

La Parole de Dieu tout entière nous parle des souffrances de Jésus-Christ. Il a été « l’homme de douleur, habitué à la souffrance » (Es.53.3). Voyez son propre enseignement aux deux disciples d’Emmaüs : Luc 24.26-27 : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait » (notez: « tous les prophètes », « toutes les Ecritures » « ce qui le concernait »; le contexte étant ses souffrances). Quelle réunion ! Jésus lui-même enseignant ses disciples sur son chemin de souffrance !  

 

 

L’immense valeur de ce sujet

 

C’est un sujet très précieux pour nous. Que nos cœurs soient touchés par le Saint-Esprit dans la méditation des souffrances de Jésus, et non pas notre intelligence seulement...  

Considérons avec amour ses souffrances durant sa vie et son ministère, ses souffrances sur la croix, et plus particulièrement ses souffrances expiatoires durant les trois dernières heures de ténèbres. La méditation des souffrances de Jésus doit toucher notre cœur comme rien d’autre, et doit aussi affermir nos affections pour lui. Et pourquoi ? Parce qu’elles sont le témoignage de l’amour qui a conduit Jésus dans un tel chemin. Précieux sujet ! 

Les souffrances expiatoires de Jésus :  

Sont le fondement même de notre salut ;  

Elles sont le fondement de notre délivrance de la puissance de Satan ;

Elles sont le fondement de toutes les bénédictions que nous possédons en Christ ; Par ses souffrances Jésus-Christ nous a acquis une rédemption éternelle ;  

Elles sont l’accomplissement de l’œuvre par laquelle Jésus-Christ a parfaitement glorifié Dieu. Il est vrai qu’il a glorifié le Père tout au long de sa vie terrestre :  Jean 4.34 : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’achever son œuvre »  

Jean 8.29 : « Celui qui m’a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours les choses qui lui sont agréables »  

Sa vie fut si parfaite, qu’à deux reprises Dieu a proclamé : « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui je me complais. »    

 

Mais, sur la croix, et particulièrement dans les trois heures de ténèbres, Jésus a glorifié Dieu de façon plus belle encore, plus éclatante, que durant toute sa vie d’obéissance et de dépendance du Père.     

Ses souffrances ont été l’accomplissement final de l’heure pour laquelle il était venu.    

Elles sont une source de joie pour ns : l’œuvre est parfaitement accomplie. Dieu n’a plus rien à exiger du pécheur, sinon la repentance. Il peut l’accueillir comme un enfant bien-aimé, et lui donner toutes les grâces et les bénédictions qui découlent de cette œuvre.    

La justice de Dieu a été satisfaite. La gloire de Dieu a été satisfaite. Dieu peut désormais donner libre cours à son amour et à sa grâce : Romains 5.20 : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. »  Romains 8.1 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. »

 

 

Conclusion

 

Les souffrances de Jésus sont la base du christianisme, car elles sont le fondement de notre rédemption.

 

Jésus a souffert dans tout son être

 

Il a souffert dans son corps, dans son âme, et dans son esprit. 

Nous sommes esprit, âme, et corps (1 Thessaloniciens 5.23). Tout notre être peut donc être exposé à la souffrance.

 

 

Les souffrances de Jésus dans son corps

 

Jésus, qui a paru comme un simple homme, semblable à nous (Philippiens 2.7) ; qui a participé au sang et à la chair (Hébreux 2.14), a été assujetti à tous les aspects de la condition humaine.

 

Il a eu faim : « Le lendemain, après qu’ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim » (Marc 11.12).

 

Il a eu soif : « Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire » (Jean 4.7). Sur la croix, il s’est écrié : « J’ai soif » (Jean 19.28).

 

Il a connu la fatigue : « Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits » (Jean 4.6). Tandis qu’il traversait le lac avec ses disciples, couché dans une barque, « il dormait à la poupe sur le coussin » (Marc 4.38).

 

Quel encouragement et quel refuge pour nous ! Jésus nous comprend dans toutes les souffrances engendrées par notre condition humaine, et il peut nous secourir.

 

Mais ces souffrances étaient peu de choses, comparées à celles qu’il a endurées lors de son arrestation, et jusqu’à sa mort sur la croix.

 

A Gethsémané, Jésus fut affaibli, tant le combat dans la prière était intense :

« Alors un ange lui apparut, pour le fortifier » (Luc 22.43).

« Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre » (Luc 22.44).

 

On lui a craché au visage :

« Là-dessus, ils lui crachèrent au visage » (Matthieu 26.67).

« Et ils crachaient contre lui » (Matthieu 27.30).

«  Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui » (Marc 14.65).

« Et ils crachaient sur lui » (Marc 15.19).

 

Il a reçu des coups de poing et des gifles :

« Et ils lui donnèrent des coups de poing et des soufflets » (Matthieu 26.67).

«  Quelques-uns se mirent… à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing en lui disant : Devine ! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets » (Marc 14.65).

« Les hommes qui tenaient Jésus… le frappaient. Ils lui voilèrent le visage, et ils l’interrogeaient, en disant : Devine qui t’a frappé » (Luc 22.63-64).

« A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus » (Jean 18.22).

«  Puis, s’approchant de lui, ils disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des soufflets ! » (Jean 19.3).

 

Il fut lié :

« Après l’avoir lié, ils l’emmenèrent » (Matthieu 27.2 ; Marc 15.1).

« La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent » (Jean 18.12).

 

Il fut battu de verges :

« Alors Pilate relâcha Barabbas ; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié » (Matthieu 27.26 ; Marc 15.15).

« Je le relâcherai donc, après l’avoir fait battre de verges… » (Luc 23.16, 22).

« Alors Pilate prit Jésus, et il le fit battre de verges » (Jean 19.1).

 

Il fut couronné d’épines :

« Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête » (Matthieu 27.29).

« Et ils posèrent sur sa tête une couronne d’épines, qu’ils avaient tressée » (Marc 15.17).

« Les soldats tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent que sa tête… Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre » (Jean 19.2, 5).

 

Il fut frappé à la tête avec un roseau :

« Et ils… prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête » (Matthieu 27.30).

« Et ils lui frappaient la tête avec un roseau » (Marc 15.19).

 

Il fut crucifié :

« Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements » (Matthieu 27.35).

« Ils le crucifièrent » (Marc 15.24).

« Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là » (Luc 23.33).

« Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du Crâne… Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements » (Jean 19.17, 23).

 

L’apôtre Pierre écrit : « … lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2.24). En grec, le mot « meurtrissure » est au singulier : « lui, par la meurtrissure duquel… ». L’ensemble des souffrances physiques de Jésus sur la croix est une immense meurtrissure. Et c’est par elle que nous sommes guéris : « Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé » (Esaïe 53.4) ; comparez Matthieu 8.16-17 : « Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies. »

 

De quoi souffrons-nous ?

De maux de tête ? D’une grave maladie à la tête ? Un mal a-t-il atteint nos yeux, nos oreilles, notre bouche ? La tête de Jésus a été meurtrie pour notre guérison.

Souffrons-nous du dos ? Le dos de Jésus a été battu, meurtri, pour notre relèvement physique.

Nous sentons-nous affaiblis dans tout notre organisme ? Jésus, qui a été affaibli, peut nous communiquer sa force.

Nos mains, nos pieds sont-ils atteints d’un mal grave ? Les mains et les pieds de Jésus ont été percés pour notre guérison.

Ayons la foi dans l’œuvre parfaite accomplie par Christ au travers de ses souffrances.

 

 

Les souffrances de Jésus dans son âme

 

L’âme est le siège de nos sentiments, de nos émotions.

Les souffrances de Jésus dans son âme ont-elles été plus sensibles encore que celles ressenties dans son corps ?

 

Il fut méprisé, abandonné, dédaigné :

« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas » (Esaïe 53.3).

 

Il affronta l’incompréhension, il connut l’abandon même de ses disciples, au moment où – sur le plan humain – il aurait eu le plus besoin de leur présence :

« Alors tous les disciples l’abandonnèrent, et prirent la fuite » (Matthieu 26.56 ; Marc 14.50).

 

Il fut épié, espionné par des « agents secrets » :

« Ils se mirent à observer Jésus; et ils envoyèrent des gens qui feignaient d'être justes, pour lui tendre des pièges et saisir de lui quelque parole, afin de le livrer au magistrat et à l'autorité du gouverneur » (Luc 20.20).

Il éprouva du trouble à l’approche de la croix :

« Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-je?... Père, délivre-moi de cette heure ?... Mais c'est pour cela que je suis venu jusqu'à cette heure » (Jean 12.27).

 

 

Les souffrances de Jésus dans son esprit

 

L’esprit est la partie de notre être en communion avec Dieu. Tant que nous ne sommes pas régénérés, nés de nouveau, notre esprit est « mort ».

 

Les souffrances de Jésus dans son esprit sont donc celles qu’il a éprouvées de la part de Dieu. (Je reviendrai ultérieurement sur ce point de la plus haute importance).

 

Il faut noter que dans de nombreux textes de l’Ancien Testament, le mot « âme » est aussi employé dans le sens d’esprit (ou de vie), et pas seulement dans le sens restreint de l’âme tel que nous l’avons défini plus haut.

 

Le prophète Esaïe déclare : « Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours » (53.10). Mais la première partie de ce verset précise : « Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance… » Jésus a livré son âme en sacrifice pour le péché. Il a offert bien plus que des sentiments. Nous le verrons plus tard dans notre étude. Notons encore : « A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards » (Esaïe 53.11).

 

Les souffrances de Jésus ont été endurées dans son corps, dans son âme, dans son esprit. Le prophète Esaïe parle du Messie comme de « l’homme de douleurs et habitué à la souffrance ». En hébreu, le mot « souffrance » est au pluriel. Aucune souffrance ne lui fut épargnée. Tel fut le chemin où Jésus est entré volontairement pour glorifier Dieu et pour sauver les hommes du péché. La souffrance l’a sans cesse accompagné. 

Comment analyser, sonder, comprendre les souffrances de Jésus ? Nous sommes sur « une terre sainte » ; nous devons nous y tenir les pieds déchaussés.

 

(à suivre)

Paul BALLIERE

 

 

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